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Le nucléaire

Pourra-t-on se passer un jour du nucléaire ?

Depuis la création de la première centrale nucléaire en France en 1957, la part de l’énergie nucléaire en France n’a fait que croître. Aujourd’hui, elle représente près de 80% de l’électricité consommée et environ 17% de l’énergie produite en France. Mais les accidents nucléaires, Tchernobyl en 1986 et plus récemment Fukushima en 2011 ont marqué l’esprit des populations mais également de certains dirigeants. Aussi, l’arrêt de l’énergie nucléaire est-il envisageable et quelles seraient les conséquences ?

 

Les pays qui ont renoncé à l’énergie nucléaire

 

Certaines nations ont décidé de ne plus avoir recours à l’énergie atomique. En 1978, l’Autriche a été le premier pays a promulgué une loi constitutionnelle pour vivre sans le nucléaire. L’Italie prend cette décision par référendum en 1987 suite à l’accident de Tchernobyl. La Belgique suivra cet exemple en 1999, alors que l’Allemagne et la Suisse décident d’un arrêt progressif de leurs centrales nucléaires suite à la catastrophe de Fukushima. Aussi, pour faire la transition énergétique, ces pays ont dû se tourner vers d’autres modes de production alternative. Le cas de l’Allemagne est particulièrement intéressant.

 

À l'heure actuelle, 79,4 % de la consommation du pays sont couverts par les énergies fossiles (charbon, gaz, lignite et pétrole). Or, ces sources d’énergie polluantes et non renouvelables sont responsables de l’émission de gaz à effet de serre ce qui va à l’encontre des directives fixées par la 21ème conférence des Nations Unies. De plus, en Allemagne, le prix de l’électricité est cher. Selon l'Agence internationale de l'énergie, les tarifs de l’électricité se montent à 327,07 $/MWh en Allemagne contre 181,48 $/MWh en France,

 

La France, le premier producteur d’énergie nucléaire au monde

 

Aujourd’hui, la France compte 58 réacteurs répartis dans 16 centrales. La construction de chaque réacteur a coûté environ deux milliards d’euros. Or ces derniers commencent à présenter des signes de vétustés. La pertinence du renouvellement du parc des centrales est à l’ordre du jour. En effet, les évènements récents ont montré que le nucléaire n’est pas sans danger. De plus, l’uranium se fait de plus en plus rare et le prix de ce minerai devient plus onéreux. Ces dernières années, le tarif du kilogramme d’uranium a été multiplié par 15 et d’après l’académicien Evgueni Velikhov, il pourrait décupler dans un avenir proche.

 

L’arrêt du nucléaire en France

 

Avec 80% de l’électricité produite par les centrales nucléaires, la transition énergétique dans l’hexagone doit obligatoirement se faire sur la durée. L’enveloppe budgétaire pour compenser l’absence de l’énergie nucléaire rend difficile un arrêt total des centrales. En effet, les sommes alloués pour produire de l’énergie propre sont telles que peu de pays peuvent fournir à leurs citoyens de l’électricité non polluante à un coût raisonnable. Toutefois, des efforts sont faits pour effectuer une transition énergétique réussie à moyen et long terme.

 

Chaque année, environ 500 éoliennes sont mises en service en France et en 2015, elles ont produit 3,9% d’électricité totale en France. Néanmoins, l’hydraulique qui reste la source d’énergie renouvelable qui domine dans l’hexagone avec près de 12% de l’énergie produite. Ces deux types de production restent pour l’instant trop marginaux pour pallier un arrêt définitif du nucléaire. Pour remplacer un réacteur nucléaire fournissant environ 7 000 000 MWh par an, il serait nécessaire d’installer environ 1 000 éoliennes, un chiffre qui reste raisonnable.

 

La transition énergétique est possible en France, mais il est impératif de travailler sur le long terme de manière à progressivement sortir du nucléaire pour offrir de nouvelles sources d’énergie moins polluantes et renouvelables.

 

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